Présidente de la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale
Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Députée d'Indre-et-Loire

18 Juin

Pour une pleine capacité opérationnelle de nos armées à l’horizon 2030 – Audition du Chef d’État-major de l’armée de Terre (CEMAT)

Catégories : Commission Défense et forces armées

Le 2 octobre 2019, le général Thierry Burkhard avait précisé devant la commission défense qu’il reviendrait vers nous afin de présenter le nouveau plan stratégique de l’armée de terre, tirant les conséquences de l’évolution du climat international et de la mutation de la conflictualité pour nos forces terrestres.

Hier, le général Burkhard nous a ainsi présenté la nouvelle « vision stratégique » pour une supériorité opérationnelle de l’armée de terre 2030. Une vision qui doit nous permettre d’être prêt à faire face à des conflits asymétriques et de haute intensité. Car aujourd’hui, comme l’a précisé le général, « les conflits durs » entre États ne peuvent être éludés, car ils restent possibles, voir probables.

La preuve en est avec les bouleversements géopolitiques au Moyen-Orient, en Afrique ou en Europe qui renforce l’incertitude sécuritaire, mais surtout avec le retour explicite de la force armée comme moyen de règlement par de nombreuses puissances, notamment membres de l’OTAN

De ce constat, le Chef d’Etat major de l’armée de #Terre a évoqué le lancement de 12 projets pour renforcer l’armée de terre. Parmi ceux-ci, l’un porte sur un nouveau concept d’emploi des Forces terrestres, avec le développement d’un « haut degré d’intégration interarmées et interalliés » en recherchant des coordination telle que nous le faisons actuellement au Mali avec la Task Force Takuba (Forces spéciales des nations européennes). Un autre point concerne la réserve opérationnelle : le général souhaite qu’elle contribue davantage aux missions de protection du territoire national.

Enfin, trois points (parmi les 12) concernent l’entrainement et l’opérabilité. L’armée de Terre veut adapter les structures d’entrainement pour les rendre plus adaptées au combat de haute intensité. Aux guerres modernes, avec des champs de manœuvres intégrant plusieurs dimensions telles que la cyber, l’aérien, le terrestre, le nautique ou l’aspect électromagnétique.

Les tensions en Libye, en Syrie, le repli Américain ou les menaces de la Turquie à l’égard d’une frégate française, justifient que nous soyons prêt à faire face aux menaces.

Publié le 18/06/2020
Sabine THILLAYE