Présidente de la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale
Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Députée d'Indre-et-Loire

09 Juin

Le plan de relance européen : croissance verte et soutien au secteur agricole

Catégories : Commission des Affaires Européennes

À la suite de la proposition franco-allemande de plan de relance européen, la Commission européenne a dévoilé, le 27 mai, ses idées pour relancer l’économie en Europe. Les montants envisagés s’élèvent à la somme historique de 1 850 milliards d’euros pour être à la hauteur du défi économique, sanitaire et écologique sans précédent auquel nous sommes confrontés. Cette stratégie budgétaire est composée de :

  • Dépenses européennes à long terme au titre du Cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 s’élevant à 1 100 milliards d’euros ;
  • Un plan de relance (Next Generation EU) d’un montant de 750 milliards d’euros : 500 milliards d’euros de subventions et 250 milliards de prêts, visant à apporter une réponse à la crise.            
       

Je salue la détermination de l’Union européenne et la réactivité du couple franco-allemand qui font preuve d’une réelle solidarité européenne. Face à la crise de coronavirus et à l’urgence climatique, l’Europe est capable d’agir de manière rapide et pragmatique afin d’avoir un effet positif sur la vie de ses citoyens. Ces effets concrets des initiatives européennes se manifestent, avant tout, dans ses ambitions écologiques et son soutien à l’agriculture. Dans le cadre du Pacte vert et de la loi climat, l’Union européenne s’engage à devenir, d’ici 2050, le premier continent climatiquement neutre. Le budget européen et le plan de relance visent à faire de cette ambition climatique le vecteur de la croissance économique européenne, tout en accompagnant les agriculteurs dans cette transition.

Les propositions budgétaires et de relance du 27 mai font preuve de cette ambition

Sur le plan environnemental, l’Union s’engage à soutenir des projets en faveur du climat : rénovations de bâtiments, renforcement de l’économie circulaire et des énergies renouvelables, développement de l’hydrogène propre. Ainsi, la Commission européenne propose d’augmenter à 40 milliards d’euros le budget du Fonds pour une transition juste. Celui-ci a pour but d’aider les États à accélérer la transition vers la neutralité carbone, tout en portant une attention particulière aux territoires les moins avancés en matière climatique.

En ce qui concerne l’agriculture, la Commission a revu à la hausse ses propositions budgétaires par rapport à celles de 2018. Le projet du 27 mai prévoit un budget de 348 milliards au titre de la Politique agricole commune (PAC). Ce montant comprend une augmentation de 15 milliards d’euros du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) dans le cadre du plan de relance. Cette augmentation doit aider les agriculteurs à atteindre les objectifs ambitieux en matière environnementale formulés par le Pacte vert : réduction de l’utilisation des pesiticides, préservation de la biodiversité. Cet accompagnement européen a pour but de soutenir le secteur agricole dans ses efforts en faveur de la transition écologique, et à opérer les changements structurels nécessaires.Les enjeux environnementaux et agricoles me tiennent à cœur et guident mes activités en tant que députée et présidente de la commission des Affaires européennes. Le 13 mai, les auditions de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, et de Pascal Canfin, président de la commission de l’Environnement au Parlement européen, ont été l’occasion pour moi d’exprimer mon soutien aux efforts en faveur des agriculteurs fournis, au niveau européen, par le Gouvernement et d’améliorer la coordination entre parlementaires européens et français pour accélérer la transition verte.

Publié le 09/06/2020
Sabine THILLAYE