Présidente de la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale
Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Députée d'Indre-et-Loire

23 Sep

[Recherche] Efforts de financements, attractivité des métiers, rayonnement de la recherche française

Catégories : Activité Parlementaire

Le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 23 septembre 2020. Cette loi détermine des orientations pour les évolutions de la recherche française sur la période 2021-2030.

Une augmentation des investissements est prévue pour atteindre l’objectif d’au moins 3% du PIB annuel aux activités de recherche et de développement dont au moins 1% de DIRDA (dépenses intérieures de recherche et de développement des administrations).

25 milliards d’euros vont être investis sur les 10 prochaines années au profit des organismes de recherche et des universités. Les 6.5 milliards d’euros prévus par le plan France Relance permettront une impulsion particulièrement forte sur la période 2021-2023. L’objectif, en 2030, serait un budget annuel de 20 milliards d’euros.

92 millions d’euros annuels jusqu’en 2027 seront consacrés à l’augmentation des salaires dans la recherche et l’enseignement supérieur (revalorisation des doctorants de 30%, des thèses de 20%, seuil minimum de 2 SMIC pour les chargés de recherche et maîtres de conférence…)

L’Agence Nationale de Recherche bénéficiera de moyens renforcés, augmentés d’1 milliard d’euros d’ici 2027. L’objectif est de porter à 30% le taux de succès des appels à projets (contre 16% actuellement)

La recherche doit aussi devenir plus attractive, avec la création d’une nouvelle voie de recrutement, les « chaires juniors » (sur le modèle des tenure tracks américaines). Les établissements réserveront 20% de leurs postes pour cette voie.

La création d’un nouveau type de contrat est prévue, « le CDI de mission scientifique » pour que le contrat des chercheurs couvre toute la durée des projets dans lesquels ils sont engagés.

Le lien entre les citoyens et les scientifiques doit être renforcé, avec le développement des sciences participatives ou par la création d’une maison des sciences et des médias.

Publié le 23/09/2020
Sabine THILLAYE