Présidente de la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale
Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Députée d'Indre-et-Loire

25 Juin

COSAC : fixer les priorités parlementaires pour l’avenir de l’UE

Catégories : Activité Parlementaire - Commission des Affaires Européennes

Du dimanche 23 au mardi 25 juin, la COSAC – Conférence des Organes Spécialisés dans les Affaires Communautaires s’est réunie à Bucarest pour la dernière fois sous présidence roumaine du Conseil de l’UE.
Cet organe de l’Union européenne est chargé de la collaboration entre le Parlement européen et les parlements nationaux. Avec mon homologue au Sénat Jean Bizet, j’ai présidé la délégation française, avec les députés Liliana Tanguy et Pierre-Henri Dumont, et les sénateurs Simon Sutour et Philippe Bonnecarrère.

Quatre sessions de travail ont rythmé cette rencontre

  • Le bilan de la Présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne ;
  • Les relations commerciales de l’UE dans le contexte du Brexit ;
  • L’espace européen de l’éducation en tant que moteur de la refonte et du renforcement du Marché unique ;
  • L’action européenne en faveur de l’innovation et du progrès technologique.

Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer notre action commune au cours des cinq prochaines années. Alors que les défis sont légions, de la lutte contre le changement climatique à la numérisation de l’économie. Le processus de nomination aux postes clés de l’UE est en cours, avec un sommet extraordinaire le 30 juin prochain. L’inquiétude parlementaire est également croissante face à la situation politique britannique, et au double risque d’une nouvelle prolongation du processus de sortie ou d’une sortie sans accord du Royaume Uni. 

Fixer les priorités communes dans les conclusions de la COSAC

Gardons en tête, dans ce contexte, notre objectif : nous donner les moyens de mettre en œuvre nos priorités collectives. Dans les négociations sur la contribution adoptée par la COSAC, j’ai ainsi défendu plusieurs amendements, pour la plupart repris par la Présidence roumaine et intégrés dans le texte. Des amendements correspondant aux priorités françaises pour les années à venir. Des priorités par ailleurs relayées dans les travaux de la Commission des Affaires européennes. Les enjeux :

  • L’approfondissement des relations entre les parlements nationaux et le Parlement européen nouvellement élu
  • L’inclusion de l’agriculture dans les domaines prioritaires de la politique commerciale de l’UE
  • La prise en compte des normes sociales et environnementales de l’UE
  • Marquer une plus forte opposition de l’UE aux sanctions économiques et commerciales unilatérales fondées sur la règle de l’extraterritorialité
  • Ou encore renforcer les moyens financiers et la politique d’information dédiés à Erasmus +.
Publié le 25/06/2019
Sabine THILLAYE