Présidente de la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale
Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Députée d'Indre-et-Loire

15 Jan

La politique commune de la pêche et la durabilité de la pêche européenne

Catégories : Activité Parlementaire - Commission des Affaires Européennes

La Commission des Affaires européennes a échangé avec trois spécialistes de la pêche, sous l’angle de la durabilité. Des débats à la suite des constats et préconisations du rapport d’information sur une pêche durable pour l’Union européenne, présenté par Jean-Pierre Pont et Didier Quentin en juillet 2019 :

  • Bernhard Friess, directeur général pour les affaires maritimes et la pêche au sein de la Commission européenne
  • Gérard Romiti, Président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins
  • Didier Gascuel, chercheur en science halieutique, professeur à Agrocampus Ouest, et auteur d’un livre intitulé Pour une révolution dans la mer. De la surpêche à la résilience.

Parmi les multiples sujets abordés par le rapport de J-P Pont et D. Quentin, Sabine Thillaye en a souligné trois en particulier :

  • L’état des stocks. Le rapport dresse en effet un constat alarmant, en particulier en Méditerranée où les quotas ne sont pas généralisés. Le rapport propose notamment d’introduire des quotas sur toutes les espèces soumises à une pression de pêche en Méditerranée. Et proposent par ailleurs que le Conseil justifie des dépassements de quotas par rapport aux avis scientifiques.
  • Ensuite, l’obligation de débarquement. Introduite en 2013, cette règle vise à réduire les rejets en mer. Elle demande en effet aux pêcheurs de ramener toutes leurs captures à quai. Cette obligation néanmoins est jugée inapplicable par les pêcheurs, alors que 7 à 8 millions de tonnes de poissons seraient rejetées en mer chaque année. Le rapport propose un moratoire de deux ans pour déterminer une nouvelle méthode d’action.
  • Enfin, le rendement maximal durable. Tous les stocks européens devaient être à ce niveau jugés « durables » en 2020, or nous en sommes loin. En outre, le rapport souligne qu’il faudrait pêcher encore moins que ce niveau pour que les pêcheurs puissent gagner plus. Les indicateurs seraient-ils adaptés ?

Enfin, le Bureau de la Commission a décidé du lancement d’une mission « flash » sur l’impact du Brexit sur la pêche européenne.

Retrouvez ici le compte-rendu de la réunion.

Publié le 15/01/2020
Sabine THILLAYE