Présidente de la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale
Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Députée d'Indre-et-Loire

20 Nov

Journée internationale des DROITS de l’ENFANT

Catégories : Activité Parlementaire

Il y a 31 ans, des dirigeants du monde entier signaient l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant aux Nations Unies, garantissant le droit de chaque enfant à s’épanouir, apprendre et se réaliser. Aujourd’hui, pour cette journée mondiale de l’enfance, nous célébrons les progrès réalisés pour le bien être de chaque enfant dans le monde. Mais l’effectivité des droits de l’enfant est loin d’être acquise, la pandémie actuelle en est la preuve car elle les fragilise encore plus.

Sur le territoire français, nous avons besoin de poursuivre nos efforts car encore 500 000 enfants de moins de 3 ans vivent sous le seuil de pauvreté. La prise en charge des mineurs non protégés sollicite fortement nos services sociaux, souvent débordés. Au domicile ou dans les structures d’accueil, les actions sociale et éducative pour la prévention et de la protection de l’enfance sont mises en œuvre soit directement par les services du Département soit en partenariat avec le secteur associatif. Malgré tout, dans des quartiers en difficulté, le lien social s’effrite notamment par la baisse du nombre d’associations, d’éducateurs et de professionnels sur le terrain.

Dans ce cadre, la stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance lancée pour 2020-2022 entend fonder un nouveau partenariat entre l’Etat et les Départements. Cette stratégie globale prévoit l’extension des prérogatives de la Protection Maternelle et Infantile (PMI, gérée par les conseils départementaux), la création de nouvelles places d’accueil et de nouveaux postes de professionnels de santé, un soutien supplémentaire à l’ASE…

La Convention internationale des droits de l’enfant consacre quatre principes fondamentaux pour le respect de ces droits : la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie et le respect de l’opinion des enfants.
L’action pour l’enfance, la cohésion sociale, doivent être considérées comme « un investissement » et non comme « un coût » : il s’agit d’offrir un avenir décent à nos enfants d’aujourd’hui et de demain.

Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de l’enfance et des familles auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, en déplacement à Tours en juillet 2019 sur les violences éducatives ordinaires.

Publié le 20/11/2020
Sabine THILLAYE