Présidente de la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale
Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Députée d'Indre-et-Loire

08 Déc

Communication sur le projet de directive relative aux salaires minimaux et bilan du programme Erasmus+

Catégories : Commission des Affaires Européennes

Aujourd’hui en commission, nous avons entendu la communication de Carole Grandjean sur le projet de directive relative aux salaires minimaux adéquats dans l’Union européenne. La présidence allemande en a fait sa priorité, en raison des évolutions structurelles du marché du travail et de la crise qui impactent naturellement les employés à bas salaires.

La directive prévoit principalement de veiller à ce que les partenaires sociaux soient bien inclus dans la négociation collective des salaires minimaux et à ce que ceux-ci s’appliquent à tous les travailleurs. La Commission Européenne a commencé à travailler sur des critères pour déterminer ce qu’est un salaire minimum adéquat.

Il faudra prendre en compte les points de vue et la culture de chacun, quel rapport à la négociation collective ? Quelles politiques publiques et réglementations salariales déjà en place ? La France fait partie des États membres très favorables à cette directive, mais les pays scandinaves y sont plus réticents car nos modèles sociaux sont différents. La négociation et la coopération nous permettront de trouver un compromis !

Le programme Erasmus+

Nous avons ensuite examiné le rapport d’information sur le bilan et les perspectives d’Erasmus+, présenté par Aude Bono-Vandorme et Marguerite Deprez-Audebert.

Le programme Erasmus+ est un programme phare de l’Union européenne, une de ces réussites concrètes qui parlent à la jeunesse. Il offre la possibilité d’effectuer un échange universitaire dans un État membre et permet de s’ouvrir aux cultures européennes.

Malgré le renoncement au doublement des crédits du programme initialement proposé par la Commission européenne pour le budget 2021-2027, Erasmus + affiche des ambitions certaines.

A l’heure de la pandémie, l’investissement dans l’éducation doit constituer le pilier de notre lutte contre les conséquences économiques et sociales du virus et non pas une variable d’ajustement, d’autant plus que les perspectives d’emploi actuelles pour les nouveaux arrivants sur le marché du travail sont ternes. Erasmus + est également un outil formidable pour la mobilité intra-européenne et le développement du multilinguisme au sein de notre Union.

Le programme Erasmus+ à venir doit se déployer en cohérence avec les objectifs du Pacte vert de la Commission européenne, notamment par le biais d’une éco-conditionnalité des fonds attribués. La mobilité dans le cadre de projets environnementaux doit être financièrement soutenue.

L’inclusivité est un autre objectif phare, pour qu’Erasmus + ne se limite pas à des étudiants de grandes écoles mais bien à toutes les formations. Inclusion des apprenants de la formation professionnelle par la mise en place du système d’équivalence de crédits « ECVET », mais également inclusion des publics en situation de handicap, pour qui les opportunités Erasmus sont soit rares soit invisibilisées.

Publié le 08/12/2020
Sabine THILLAYE