Présidente de la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale
Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Députée d'Indre-et-Loire

05 Jan

Royaume-Uni : tournons la page pour en écrire une nouvelle !

Catégories : Commission des Affaires Européennes

Le 24 décembre dernier, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont finalement trouvé un accord pour régir leur nouvelle relation commerciale. Une issue favorable, pour beaucoup due à la persévérance et au travail de Michel Barnier, qui tout du long, a su préserver l’unité des Vingt-Sept et porter un front commun lors des négociations. Déjà appliqué, le nouvel accord entre l’UE et le Royaume-Uni devrait être officiellement ratifié en février ou mars 2021 par le Parlement et le Conseil de l’UE.

Après quatre années de négociations, c’est la veille de Noël que le Royaume-Uni et l’Union européenne ont finalement trouvé un accord pour régir leur nouvelle relation commerciale. Déjà appliqué, le nouvel accord entre l’UE et le Royaume-Uni devrait être officiellement ratifié en mars 2021 par le Parlement et le Conseil de l’UE.

« Une issue favorable, pour beaucoup dû à la persévérance et au travail de Michel Barnier, qui tout du long, a su préserver l’unité des Vingt-Sept et porter un front commun lors des négociations. Je sais que des inquiétudes subsistent pour certains secteurs et c’est pour assurer leur pérennité, que la France a soutenu en juillet dernier l’inclusion d’une réserve d’ajustement au Brexit de 5 milliards d’euros au budget européen ». Le gouvernement a assuré qu’il ferait preuve d’exigence et de vigilance pour une application juste de l’accord et le respect des engagements pris par les britanniques.

En Touraine, cet accord a été vécu comme un soulagement pour les viticulteurs. En effet, le Royaume-Uni est le deuxième marché à l’exportation dans certaines AOC locales telles que Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil. Les viticulteurs redoutaient les effets du « no-deal », qui aurait entraîné des coûts à l’exportation supérieurs, avec la mise en place de barrières administratives et tarifaires. L’accord permet de maintenir la situation précédente: des mesures de certification similaires et des formalités administratives relativement peu contraignantes.

Sur le sujet décisif de la pêche, le Royaume-uni récupérera désormais 25 % de la valeur des produits pêchés dans les eaux britanniques par les flottes européennes à partir de 2026. La France, ayant anticipé le besoin futur d’aides à l’activité des pêcheurs, a soutenu en juillet dernier l’inclusion d’une réserve d’ajustement au Brexit de 5 milliards d’euros au plan de relance européen.

Mais l’obtention d’un accord traduit également de la volonté politique des pays de continuer à avancer ensemble. Après 47 années au sein des institutions européennes, le maintien de bonnes relations avec notre partenaire d’outre-manche est primordial. Il se tiendra aux cotés de l’Europe pour faire face aux défis du 21ème siècle, qui eux, ne connaissent pas de frontières.

C’est donc une page qui se tourne dans l’histoire européenne sans pour autant effacer l’héritage commun entre l’Union et ne le Royaume-Uni. A la commission des Affaires européennes que je préside, nous auditionnerons le 27 janvier, son Exc. Edward Llewellyn, ambassadeur du Royaume-Uni en France pour discuter de l’accord obtenu et de ses implications pour notre futur commun.

Publié le 05/01/2021
Sabine THILLAYE