Présidente de la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale
Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Députée d'Indre-et-Loire

21 Jan

Une réunion des Affaires européennes consacrée aux questions sociales

Catégories : Commission des Affaires Européennes

Hier en commission, nous nous sommes intéressés à la dimension sociale du projet européen et aux étapes à venir pour renforcer ce pilier.

Dans un premier temps, j’ai restitué à mes collègues les échanges tenus avec mes homologues européens lors de la première #COSAC sous Présidence portugaise.

Le 11 janvier dernier, le ministre des Affaires étrangères portugais Augusto Santos Silva nous a présenté le programme porté par son pays au Conseil de l’Union européenne.

Il a souligné que la priorité de l’Union n’était pas de réformer son architecture institutionnelle mais plutôt d’agir. La présidence portugaise veut donc s’inscrire dans la concrétisation des choses, dans le « faire ». La dimension sociale de l’Union européenne sera la priorité de cette présidence, sa valeur ajoutée a même indiqué le ministre. Il s’agira notamment de mettre en œuvre le socle européen des droits sociaux (que nos collègues Carole Grandjean et Marguerite Deprez-Audebert avaient étudié pour notre commission), d’adopter le texte relatif à la coordination des systèmes de sécurité sociale et de faire avancer le projet de directive sur le salaire minimum.

A l’ordre du jour également, le rapport de Carole Grandjean et Danièle Obono sur la protection sociale des travailleurs des Plateformes. La crise sanitaire que nous traversons a contribué à mettre en avant le rôle clé que jouent certains travailleurs des plateformes dans notre quotidien, y compris en période de confinement. L’économie des plateformes, bien qu’elle soit en constante évolution, annonce un bouleversement à venir du marché du travail.

C’est pourquoi, les propositions d’encadrement avancées pour permettre une sécurisation des conditions de travail des travailleurs des plateformes sont si primordiales. La réponse qui sera donnée aujourd’hui sera un outil essentiel pour réguler l’évolution du marché du travail à l’avenir.

Publié le 21/01/2021
Sabine THILLAYE