Présidente de la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale
Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Députée d'Indre-et-Loire

05 Juil

[Justice] Rencontre avec Olivier TREMINE au siège du SPIP 37

Catégories : Travail en Circonscription

J’ai rencontré ce lundi Olivier Tremine, directeur depuis 2018 du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation au siège du (SPIP) de Tours.

Cette rencontre nous a permis d’aborder l’ensemble des dispositifs d’Insertion et de probation qui appelle avant toute chose un accompagnement personnalisé et individualisé.

En effet pour restaurer la confiance, il faut pouvoir redonner du sens à la peine d’emprisonnement et prévenir plus efficacement la récidive. Car si la prison est nécessaire pour mettre à l’écart les individus dangereux et préserver la sécurité de nos concitoyens, elle doit aussi favoriser leur réinsertion.

En fin de peine, une libération accompagnée réduit par deux le risque de récidive. C’est pourquoi ce service pénitentiaire a été créé, conformément à la loi n°2009-1436 du 24 novembre 2009.

Mais le SPIP c’est quoi ?

Les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) sont des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire au niveau départemental. Ils ont pour mission d’assurer le contrôle et le suivi des personnes placées sous-main de justice, qu’elles soient en milieu ouvert ou en milieu fermé.

L’objectif étant de prévenir la récidive et de favoriser la réinsertion des personnes condamnées. Par leurs prises en charge, ils concourent à l’individualisation des peines privatives de liberté et à la préparation des décisions de justice à caractère pénal.

Afin de prévenir la récidive, les attributions de ces services se déclinent autour de trois axes : 

• l’évaluation, le suivi et le contrôle des personnes; 

• l’aide à la décision judiciaire dans un souci d’individualisation;

• l’insertion des personnes placées sous-main de justice avec le concours des partenaires institutionnels, des collectivités territoriales et du secteur associatif.

Le service assure le suivi d’une moyenne de 1 800 personnes, dont 200 écrouées et hébergées à la maison d’arrêt de Tours. 

Plus d’une centaine d’entre elles sont condamnées pour des faits de violences faites aux femmes. En charge de personnes condamnées pour des faits de violences faites aux femmes, le SPIP s’inscrit dans la politique départementale de lutte par des actions en direction des personnels, la promotion de la formation CIDFF (centre d’information aux droits des femmes et des familles), la promotion des formations internes pénitentiaires sur cette thématique, la nomination de deux conseillers pénitentiaires référents de la thématique, susceptibles d’intervenir dans les manifestations locales ou départementales, des actions en direction des publics suivis par le SPIP, la mise à disposition des plaquettes de communication nationale en salle d’attente SPIP, l’orientation des condamnés pour des faits de violence conjugale sur la consultation spécialisée CPCA Raiso (Accueil thérapeutique pour auteurs de violences conjugales) service porté par à ce jour par l’association Entraide & Solidarité et l’intégration de la thématique égalité hommes / femmes dans les modules citoyenneté mis en œuvre en milieu ouvert.

Comment intervient le SPIP ?

La mission des SPIP est d’accompagner les personnes détenues dans le cadre d’un parcours d’exécution des peines. A cette fin, les personnels d’insertion et de probation agissent en tant que :

• Aide à la décision judiciaire, en proposant des aménagements de peine au juge d’application des peines en fonction du parcours de vie du condamné, de l’acte de délinquance qu’il a commis, et de sa situation économique et financière.

• Aide à la préparation à la sortie de prison par le développement et la coordination d’un réseau de partenaires institutionnels et associatifs. Il s’agit alors de faciliter l’accès des personnes incarcérées aux dispositifs d’insertion de droit commun (logement, soin, formation, travail…)

• Aide au maintien des liens familiaux;

• Aide à l’accès à la culture. Les SPIP programment des activités adaptées au milieu carcéral, telles que la diffusion d’œuvres, ou l’organisation d’ateliers de pratiques.

Publié le 05/07/2021
Sabine THILLAYE