Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes

24 Fév

Enfin un budget pour 2026 !

Catégories : Activité Parlementaire

Tout comme l’année dernière, le budget aura cette année fait l’objet d’un feuilleton désolant, qui n’était ni à la hauteur des enjeux que nous devons affronter, ni à l’honneur du Parlement, qui y perd encore un peu de respectabilité. Pour autant, et bien que parfaitement consciente des dangers que des textes budgétaires si fragiles font courir à notre pays, je veux ici souligner quelques-unes des dispositions présentes dans ces textes, et pour lesquelles on peut malgré tout se réjouir.

Il y a tout d’abord le statut du bailleur privé, qui avait été porté par mon groupe et qui a vocation à provoquer un rebond de l’investissement locatif, pour prendre la suite du dispositif Pinel, qui a pris fin en 2024. Grâce à ce nouveau cadre, nommé « Relance logement », les propriétaires-bailleurs de logements non-meublés pourront bénéficier d’un amortissement annuel de 3 à 5,5%, selon le niveau des loyers et les ressources des locataires. Cette mesure, défendue par mon collègue démocrate Mickaël Cosson dans un rapport qu’il avait rendu en 2025, doit permettre de donner plus de marges de manœuvre à un marché locatif en grande tension, tout en stimulant l’investissement utile, pour des retombées fiscales positives pour l’État.

En ce qui concerne l’écologie, on peut ainsi saluer la prolongation jusqu’en 2028 de deux crédits d’impôt : pour l’agriculture bio et pour l’industrie verte. De même, un premier pas encourageant a été posé avec la création d’une taxe sur les petits colis (2€ pour les colis d’une valeur inférieure à 150€), qui montre que les défis colossaux posés par les géants du e-commerce ont bien été identifiés et que la France entend y répondre avec force.

Sur la fiscalité, mon groupe a défendu avec succès la prolongation de la surtaxe sur les hauts revenus, ainsi que le recentrage du Pacte Dutreil pour empêcher qu’il ne soit détourné de son objectif, qui est de faciliter la transmission et donc la pérennisation de PME familiales. Je note par ailleurs le vote d’autres mesures justes et nécessaires, comme le coup d’arrêt à l’alourdissement de la majoration du barème du malus CO2, ou l’harmonisation européenne (et donc l’augmentation, en ce qui concerne la France) des tarifs des visas et cartes de séjour. Enfin, pour les étudiants, nous avons voté la revalorisation des aides au logement et l’exclusion des élèves extra-européens, hors élèves boursiers. Bien sûr, ces quelques mesures ne tracent pas une ligne suffisamment structurante pour répondre aux enjeux actuels dans leur globalité. Mais elles montrent que le chemin de la mesure et de la co-construction existe toujours : c’est à cela que nous devons travailler.

Publié le 24/02/2026
Sabine THILLAYE