Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes

24 Fév

Ma PPRE en faveur du financement des banques alimentaires

Catégories : Commission des Affaires Européennes

Après plusieurs mois de travail, j’ai déposé le mois dernier ma proposition de résolution européenne visant à protéger les financements destinés aux banques alimentaires, dans le cadre de la réforme du Fonds social européen, FSE+.

En France, 5 millions de personnes bénéficient aujourd’hui de l’aide alimentaire – pour moitié distribuée par la Fédération française des banques alimentaires, et pour moitié par la Croix-Rouge française, les Restos du cœur et le Secours populaire français. Le contexte inflationniste de 2022 a transformé le visage de la pauvreté : parmi les bénéficiaires, on compte de plus en plus de familles sans emplois, de retraités aux pensions modestes, des personnes seules, des étudiants précaires…

On ignore souvent que l’UE est, et de très loin, le principal contributeur à l’aide alimentaire, puisqu’elle finance 90% de cette aide. Pour ce faire, elle a adopté en 2022 un programme de soutien européen à l’aide alimentaire doté de 647 millions d’euros pour la période 2022-2027, abondé par l’ensemble des États membres. Or une proposition de règlement de la Commission européenne a été adoptée le 18 septembre dernier, qui permet aux États de réaffecter une partie des ressources du FSE+ à trois priorités stratégiques : la défense, les technologies critiques et la transition écologique. Autrement dit, le financement européen de l’aide alimentaire est aujourd’hui menacé, alors même que tout désengagement aurait des conséquences immédiates et dramatiques.

Le texte que j’ai proposé ne tend pas à revenir sur cette modification du FSE+, mais à assurer un filet de sécurité social indispensable. Elle appelle le gouvernement à défendre activement le maintien des financements dédiés à l’aide alimentaire, et à obtenir de la Commission européenne une garantie explicite de financement suffisant, stable et identifiable. Je propose également une obligation de consultation préalable des organisations caritatives avant toute réaffectation budgétaire signification, ainsi que l’établissement d’un mécanisme de sauvegarde garantissant que les financements destinés à l’aide alimentaire ne puissent être réduits de plus de 15% lors des réaffectations.

Je vous tiendrai informés des suites que recevra cette Proposition de résolution européenne, que vous pouvez retrouver ICI.

Publié le 24/02/2026
Sabine THILLAYE