Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Travail en Circonscription
Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France. Météo-France a également relevé moins de 20 millimètres de précipitations dans une large partie du Centre-Val de Loire et un déficit pluviométrique national d’environ 50 %.
Ces chiffres ne sont pas une abstraction. Ils signifient des cultures fragilisées, des rendements incertains, des animaux exposés à la chaleur, des cours d’eau sous tension et des communes contraintes de surveiller plus étroitement leurs ressources.
Nous ne pouvons plus gérer l’eau uniquement par des arrêtés pris lorsque la crise est déjà installée. La France doit construire une politique pluriannuelle, fondée sur les réalités de chaque bassin : protection prioritaire de l’eau potable, réduction des fuites, réutilisation des eaux traitées, restauration des sols, développement des haies et de l’ombrage, évolution des cultures, irrigation plus efficace et stockage lorsque son utilité hydrologique est démontrée et sa gouvernance partagée.
Je refuse d’opposer systématiquement les agriculteurs aux défenseurs de l’environnement. Les premiers subissent directement le dérèglement climatique et sont souvent les premiers à expérimenter des solutions. En retour, l’accès à l’eau doit reposer sur des règles transparentes, une solidarité entre l’amont et l’aval et une véritable évaluation des prélèvements.
Le troisième Plan national d’adaptation comporte 52 mesures et prépare la France à des niveaux de réchauffement qui modifieront profondément notre économie et nos territoires. Ces plans n’auront toutefois de sens que s’ils sont financés et traduits en décisions locales.
L’adaptation climatique n’est plus une annexe de la politique environnementale : elle devient une politique agricole, économique et territoriale centrale.