Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Commission Défense et forces armées
Je me suis rendue à Eurosatory avec une délégation de la commission de la Défense afin d’échanger avec les industriels et de mesurer les évolutions rapides du secteur. L’édition 2026 a réuni plus de 2 600 exposants venus de 68 pays. Nous avons notamment rencontré les équipes de MBDA, Thales et KNDS France.
Un salon de défense ne doit susciter ni fascination ni gêne. Il doit être regardé pour ce qu’il est : un lieu où se mesure notre capacité industrielle à équiper nos forces et à protéger notre autonomie de décision.
Le retour de la guerre de haute intensité en Europe nous oblige à produire plus vite, à reconstituer nos stocks, à raccourcir les cycles d’innovation et à mieux associer les PME et les entreprises de taille intermédiaire. La France doit conserver la maîtrise de ses technologies critiques, tout en développant des coopérations européennes lorsqu’elles permettent d’obtenir plus rapidement une capacité réellement opérationnelle.
La souveraineté ne signifie pas l’autarcie. Elle signifie être en mesure de choisir ses partenaires, de sécuriser ses approvisionnements et de ne pas se retrouver dépendant d’un acteur extérieur pour une fonction essentielle. Cette exigence concerne les grands groupes, mais également tout le tissu industriel, les compétences, les centres de recherche et les formations.
Elle suppose enfin un contrôle démocratique. Les exportations, les partenariats et l’usage des technologies doivent rester soumis à des règles claires. Renforcer notre défense ne doit jamais conduire à affaiblir les principes que nous voulons défendre.
Nous n’investissons pas dans nos armées par goût de la guerre, mais pour empêcher que d’autres puissent nous l’imposer.