Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Travail en Circonscription
Le 13 juin, j’ai participé à Tours, au sein de la caserne Général Raby, à la cérémonie de clôture de la Mission d’intérêt général accomplie dans le cadre du Service national universel. J’ai voulu saluer les jeunes engagés, mais également les encadrants et les structures qui leur ont confié des responsabilités concrètes.
Le SNU a connu plusieurs évolutions et les séjours de cohésion ne sont plus organisés sous leur forme antérieure. Les jeunes déjà engagés dans le parcours peuvent toutefois poursuivre leur Mission d’intérêt général, représentant au moins 84 heures d’engagement. Dès la rentrée prochaine, le SNU doit laisser place au nouveau service national, dont les premières incorporations sont prévues à l’automne 2026.
Ce contexte doit nous conduire à parler avec franchise. Une politique de jeunesse ne peut pas être évaluée à l’aune de sa seule communication. Nous devons regarder ce qui fonctionne réellement : la découverte du service collectif, la rencontre avec d’autres milieux, la prise de responsabilité et l’utilité apportée à une association ou à un service public.
Je crois profondément à l’engagement volontaire. Mais celui-ci doit s’appuyer sur des missions bien préparées, des encadrants formés et une reconnaissance réelle des compétences acquises. Les jeunes ne doivent jamais servir de figurants à une politique publique. Ils doivent être considérés comme des citoyens capables d’initiative.
Dans nos territoires, associations, communes, services de sécurité civile et structures sociales ont besoin de cette énergie. À nous de créer des passerelles simples vers le bénévolat, la réserve, le service civique et les différents métiers de l’intérêt général.
La jeunesse n’attend pas que nous lui fassions la leçon : elle attend que nous lui fassions confiance.