Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Activité Parlementaire
Le 1er juillet, l’Assemblée nationale a adopté l’actualisation de la loi de programmation militaire. En tant que rapporteure, j’ai participé au travail qui a permis d’aboutir à ce compromis. L’effort engagé doit donner à nos armées les moyens d’assurer leurs missions et de préserver notre liberté de décision.
Le vote ouvre désormais une responsabilité de suivi. Former des personnels, produire des équipements et adapter des infrastructures prend du temps. Nous devons vérifier que les ressources programmées se traduisent en capacités disponibles, dans les délais attendus.
Un matériel livré ne devient pleinement utilisable qu’avec des personnels entraînés, des pièces de rechange et une maintenance organisée. Ces besoins doivent être anticipés ensemble. Une commande peut respecter son calendrier sans que toutes les conditions de son emploi soient réunies.
La fidélisation des compétences appelle la même attention. Les conditions de logement et de travail, les perspectives professionnelles et les contraintes qui pèsent sur les familles font partie de notre capacité de défense. L’évaluation de l’effort militaire doit regarder cette réalité humaine aussi attentivement que les équipements.
Mes travaux sur la mobilité stratégique en Europe et dans les territoires ultramarins éclairent un aspect essentiel de cette préparation. Les forces doivent pouvoir se déplacer, être approvisionnées et recevoir du soutien. Cela suppose des ports, des voies ferrées, des routes et des plateformes logistiques adaptés, ainsi que des procédures suffisamment coordonnées entre pays.
L’Union européenne finance des infrastructures destinées à des usages civils et militaires. Cette coopération doit permettre des investissements cohérents, avec des responsabilités d’entretien clairement définies. Les obstacles administratifs doivent également être identifiés et les procédures éprouvées avant une situation d’urgence.
Pour les entreprises, la visibilité des besoins est déterminante. En Touraine, je suis attentive aux possibilités ouvertes aux compétences industrielles, à la maintenance, à la logistique et à la formation. Le dialogue avec les acteurs du territoire aide à comprendre les investissements et les qualifications nécessaires.
Les lois de finances annuelles devront donner une traduction à la programmation. Le Parlement doit suivre les coûts, les livraisons, les recrutements et la disponibilité des matériels. Lorsque les résultats s’écartent des objectifs, nous devons en comprendre les raisons et demander les corrections nécessaires.
Cette continuité entre la décision et son application guide mon travail. Nos concitoyens doivent pouvoir comprendre ce que finance l’effort demandé et comment il renforce la protection du pays. La crédibilité de notre défense se construit dans ce suivi, avec une attention constante aux femmes et aux hommes qui la servent.