Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Travail en Circonscription
Partir de ce que nous vivons en Touraine pour éclairer les enjeux nationaux et expliquer ce qu’ils apportent à mon travail de députée.
Le 5 septembre, j’ai participé à l’inauguration du pôle de santé de Cerelles. Ce rendez-vous a permis de saluer l’engagement de celles et ceux qui ont rendu ce projet possible, avec une ambition essentielle : permettre aux habitants de se soigner à proximité de leur lieu de vie.
Ce nouveau pôle propose des services de soins et de bien-être, assurés par une équipe jeune, dynamique et investie, au sein de locaux modernes et accueillants. Cinq spécialités sont représentées : une ergothérapeute, une orthophoniste, une ostéopathe, une psychologue et une masso-relaxologue.
Mais derrière l’ouverture d’un nouvel équipement se pose une question qui dépasse largement la commune : comment réunir les conditions pour que des professionnels de santé s’installent, travaillent ensemble et restent durablement sur un territoire ?
Disposer de locaux adaptés compte. Mais, pour un habitant, l’accès aux soins se mesure d’abord à des choses très concrètes : trouver un médecin traitant, obtenir un rendez-vous, pouvoir assurer son suivi sans multiplier les déplacements.
Pour les soignants, il faut également pouvoir exercer dans de bonnes conditions : consacrer suffisamment de temps aux patients, échanger avec d’autres professionnels, organiser les relais et ne pas être submergé par les démarches administratives.
C’est pourquoi je crois qu’il faut regarder au-delà du seul nombre de structures ouvertes. Un équipement inauguré est une étape importante ; une offre de soins qui fonctionne dans la durée est l’objectif. Cela suppose de penser ensemble les locaux, les professionnels, l’organisation et les besoins des habitants, plutôt que de traiter séparément chacun de ces sujets.
Concernant Cerelles, l’ancienne propriétaire sans héritiers a pris ses dispositions afin que sa maison datant de 1861 puisse servir aux cerellois. Acquise en 2023 par la mairie, en imaginant un pôle dédié aux services paramédicaux, des travaux de réhabilitations ont alors été mis en œuvre pour être en adéquation. Pour Monique Raulshausen, maire de Cerelles l’enjeux était double : « Faciliter l’accès aux soins pour les habitants, un enjeu majeur dans nos communes rurales », mais aussi « développer l’activité économique locale ».
Dans les débats sur le financement de la Sécurité sociale, je veux garder cette réalité comme point de départ : nous devons évaluer les politiques de santé à partir du service réellement rendu.
Les financements facilitent-ils l’installation et le maintien des professionnels ? Les dispositifs sont-ils assez simples pour être utilisés ? Les réponses proposées tiennent-elles compte des distances, des possibilités de déplacement et des besoins propres à chaque territoire ?
Mon rôle n’est pas de me substituer aux professionnels de santé ou aux élus locaux. Il est de faire remonter les obstacles qu’ils rencontrent et de regarder ce qui, dans nos règles et nos choix budgétaires, peut les aider à agir plutôt que leur compliquer la tâche.
À Cerelles comme ailleurs, la question que je veux porter est simple : au-delà des moyens annoncés, qu’est-ce qui s’améliore concrètement pour les patients et pour ceux qui les soignent ?