Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Activité Parlementaire
Le 26 mars dernier s’est tenue la niche parlementaire de mon groupe, Les Démocrates. Ce temps particulier de la vie parlementaire permet, une fois par mois, à un groupe politique de fixer librement l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour une journée.
Trop souvent, ces journées sont devenues le théâtre d’affrontements idéologiques excessifs, où la recherche du clivage l’emporte sur la volonté de faire progresser des textes utiles à nos concitoyens. À force de postures, d’outrances et de démonstrations partisanes, c’est parfois l’image même du travail parlementaire qui s’en trouve affaiblie.
À rebours de cette logique, le groupe Les Démocrates a fait un choix clair : celui de proposer des textes concrets, équilibrés, ancrés dans les réalités du terrain, et portés par une volonté d’efficacité plus que par le goût de l’affrontement. Cette journée a montré qu’une autre méthode parlementaire est possible : plus exigeante, plus humble, plus constructive aussi.
Ce 26 mars a été un véritable marathon législatif. Huit textes ont été adoptés au cours de cette seule journée, ce qui constitue un résultat remarquable. Au-delà du chiffre, c’est surtout le sens de ces avancées qu’il faut retenir : lorsque le Parlement se concentre sur des solutions concrètes, le travail collectif produit des résultats.
Parmi les textes adoptés, plusieurs répondent à des préoccupations très directement exprimées par nos concitoyens. Je pense notamment à la proposition de loi portée par Jean-Carles Grelier, qui vient sécuriser le cadre d’exercice des personnels de santé des services d’incendie et de secours. Médecins, infirmiers et pharmaciens engagés auprès des sapeurs-pompiers intervenaient jusqu’ici dans un cadre juridique insuffisamment stabilisé. En apportant une clarification attendue, ce texte renforce l’attractivité de ces fonctions essentielles et constitue une réponse concrète à la fragilisation de l’accès aux soins dans certains territoires.
Je veux également souligner le texte porté par Erwan Balanant, qui vise à mieux protéger les médias face aux grandes plateformes numériques. En donnant à l’ARCOM un rôle plus affirmé pour faire respecter la rémunération due aux éditeurs de presse lorsque leurs contenus sont utilisés, cette proposition prolonge utilement les avancées de 2019. Dans un moment où la fragilité économique de la presse, en particulier locale, constitue un enjeu démocratique majeur, cette initiative va dans le bon sens.
Autre avancée importante : le texte défendu par Hubert Ott, qui renforce la prise en compte du monde agricole dans certaines décisions d’urbanisme. Associer davantage les chambres d’agriculture et les organismes de labellisation aux choix qui concernent directement les territoires. Elle répond à un impératif de préservation de nos terres agricoles, mais aussi à une nécessité d’adaptation face aux conséquences très concrètes du changement climatique sur les conditions de travail des agriculteurs.
Je veux aussi citer la proposition de loi de Christophe Blanchet consacrée à l’enseignement des enjeux de défense nationale dans le secondaire. C’est un sujet auquel je suis particulièrement attentive. Dans le contexte stratégique que nous connaissons, renforcer le lien entre la Nation et ses armées, mieux transmettre aux jeunes les enjeux de souveraineté, de sécurité et d’engagement collectif, relève d’une véritable exigence civique.
Quatre autres textes ont encore pu être adoptés avant minuit : l’un pour faciliter l’action des collectivités face au risque d’inondation, un autre pour sortir de situations de blocage liées à certaines successions, un autre encore pour redonner à l’État une capacité de cohérence vis-à-vis de ses propres opérateurs, et enfin une mesure importante de santé publique visant à interdire les sucres ajoutés dans l’alimentation destinée aux enfants de 0 à 3 ans. Là encore, il s’agit de décisions concrètes, directement utiles et porteuses d’effets tangibles.
Cette journée parlementaire dense et exigeante dit quelque chose de précieux. Elle montre que l’Assemblée nationale est capable d’avancer lorsque l’on privilégie le fond sur la mise en scène, l’intérêt général sur les réflexes de camp, et le travail sur l’invective.
C’est aussi cela, la promesse démocratique que nous devons à nos concitoyens : une action parlementaire sérieuse, utile, lisible, tournée vers les solutions. Cette niche du groupe Les Démocrates en a apporté une démonstration concrète.Le 26 mars dernier s’est tenue la niche parlementaire de mon groupe, Les Démocrates. Ce temps particulier de la vie parlementaire permet, une fois par mois, à un groupe politique de fixer librement l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour une journée.
Trop souvent, ces journées sont devenues le théâtre d’affrontements idéologiques excessifs, où la recherche du clivage l’emporte sur la volonté de faire progresser des textes utiles à nos concitoyens. À force de postures, d’outrances et de démonstrations partisanes, c’est parfois l’image même du travail parlementaire qui s’en trouve affaiblie.
À rebours de cette logique, le groupe Les Démocrates a fait un choix clair : celui de proposer des textes concrets, équilibrés, ancrés dans les réalités du terrain, et portés par une volonté d’efficacité plus que par le goût de l’affrontement. Cette journée a montré qu’une autre méthode parlementaire est possible : plus exigeante, plus humble, plus constructive aussi.
Ce 26 mars a été un véritable marathon législatif. Huit textes ont été adoptés au cours de cette seule journée, ce qui constitue un résultat remarquable. Au-delà du chiffre, c’est surtout le sens de ces avancées qu’il faut retenir : lorsque le Parlement se concentre sur des solutions concrètes, le travail collectif produit des résultats.
Parmi les textes adoptés, plusieurs répondent à des préoccupations très directement exprimées par nos concitoyens. Je pense notamment à la proposition de loi portée par Jean-Carles Grelier, qui vient sécuriser le cadre d’exercice des personnels de santé des services d’incendie et de secours. Médecins, infirmiers et pharmaciens engagés auprès des sapeurs-pompiers intervenaient jusqu’ici dans un cadre juridique insuffisamment stabilisé. En apportant une clarification attendue, ce texte renforce l’attractivité de ces fonctions essentielles et constitue une réponse concrète à la fragilisation de l’accès aux soins dans certains territoires.
Je veux également souligner le texte porté par Erwan Balanant, qui vise à mieux protéger les médias face aux grandes plateformes numériques. En donnant à l’ARCOM un rôle plus affirmé pour faire respecter la rémunération due aux éditeurs de presse lorsque leurs contenus sont utilisés, cette proposition prolonge utilement les avancées de 2019. Dans un moment où la fragilité économique de la presse, en particulier locale, constitue un enjeu démocratique majeur, cette initiative va dans le bon sens.
Autre avancée importante : le texte défendu par Hubert Ott, qui renforce la prise en compte du monde agricole dans certaines décisions d’urbanisme. Associer davantage les chambres d’agriculture et les organismes de labellisation aux choix qui concernent directement les territoires. Elle répond à un impératif de préservation de nos terres agricoles, mais aussi à une nécessité d’adaptation face aux conséquences très concrètes du changement climatique sur les conditions de travail des agriculteurs.
Je veux aussi citer la proposition de loi de Christophe Blanchet consacrée à l’enseignement des enjeux de défense nationale dans le secondaire. C’est un sujet auquel je suis particulièrement attentive. Dans le contexte stratégique que nous connaissons, renforcer le lien entre la Nation et ses armées, mieux transmettre aux jeunes les enjeux de souveraineté, de sécurité et d’engagement collectif, relève d’une véritable exigence civique.
Quatre autres textes ont encore pu être adoptés avant minuit : l’un pour faciliter l’action des collectivités face au risque d’inondation, un autre pour sortir de situations de blocage liées à certaines successions, un autre encore pour redonner à l’État une capacité de cohérence vis-à-vis de ses propres opérateurs, et enfin une mesure importante de santé publique visant à interdire les sucres ajoutés dans l’alimentation destinée aux enfants de 0 à 3 ans. Là encore, il s’agit de décisions concrètes, directement utiles et porteuses d’effets tangibles.
Cette journée parlementaire dense et exigeante dit quelque chose de précieux. Elle montre que l’Assemblée nationale est capable d’avancer lorsque l’on privilégie le fond sur la mise en scène, l’intérêt général sur les réflexes de camp, et le travail sur l’invective.
C’est aussi cela, la promesse démocratique que nous devons à nos concitoyens : une action parlementaire sérieuse, utile, lisible, tournée vers les solutions. Cette niche du groupe Les Démocrates en a apporté une démonstration concrète.