Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Activité Parlementaire
Face au retour des menaces, aucun pays européen ne pourra agir seul.
C’est dans cet esprit que j’ai organisé, à l’Assemblée nationale, un petit-déjeuner du groupe d’amitié France-Allemagne autour du général Franz Chapuis, attaché de défense à Berlin, et du capitaine de vaisseau Andreas Jungmann, attaché naval et de défense adjoint à Paris.
Nos échanges ont porté sur une conviction simple mais décisive : la coopération franco-allemande en matière de défense ne pourra franchir un cap supplémentaire sans un véritable approfondissement de l’interculturalité. La qualité de notre relation bilatérale repose certes sur des choix politiques et industriels, mais aussi sur une meilleure compréhension réciproque des cultures administratives, militaires et stratégiques.
Plusieurs pistes concrètes ont émergé : renforcer l’apprentissage des langues tout au long de la vie, développer les formations croisées entre militaires français et allemands, approfondir les coopérations entre parlementaires, autorités militaires et administrations, et faire preuve de davantage de pragmatisme dans la conduite des projets industriels lorsque l’exigence opérationnelle l’impose.
Au fond, cet échange a confirmé une conviction que je porte de longue date : la coopération franco-allemande doit être renforcée, modernisée et rendue plus opérationnelle. Elle ne peut être seulement une ambition affichée ; elle doit être une capacité réelle, fondée sur la confiance, la complémentarité et une perception partagée des menaces.
La présence de parlementaires français et allemands a permis d’ancrer cette discussion dans une perspective très concrète. C’est par ce type de dialogue, exigeant et direct, que nous pourrons faire progresser une Europe de la défense plus crédible.