Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Commission des Affaires Européennes
À l’occasion de VivaTech, j’ai participé à la Startup Germany Night, organisée alors que l’Allemagne était le pays de l’année de l’édition 2026. L’événement a été ouvert par le ministre fédéral du Numérique et de la Modernisation de l’État, Karsten Wildberger, et la ministre fédérale de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace, Dorothee Bär.
L’Europe sait inventer. Elle forme d’excellents chercheurs, crée des entreprises innovantes et dispose d’un tissu industriel exceptionnel. Mais elle peine encore trop souvent à transformer une jeune entreprise en acteur mondial. Faute de financements suffisants, de commandes publiques ou d’un marché véritablement unifié, certaines entreprises finissent par se développer ailleurs.
Ce décrochage n’est pas une fatalité. Nous devons faciliter l’accès des jeunes entreprises à la commande publique, mobiliser davantage de capitaux européens, rapprocher recherche et industrie et réduire la fragmentation réglementaire de notre marché intérieur. Une start-up française ou allemande doit pouvoir se développer dans toute l’Union sans devoir recommencer vingt-sept fois les mêmes démarches.
La souveraineté technologique passe aussi par la maîtrise des infrastructures numériques, des données, du cloud, de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et des technologies spatiales. Dans ces domaines, l’Europe ne peut se satisfaire d’être un grand marché pour les innovations produites ailleurs.
La France et l’Allemagne disposent de compétences complémentaires. Leur responsabilité est de créer des passerelles durables entre chercheurs, entreprises, investisseurs et administrations, au service de tout l’écosystème européen.
L’enjeu n’est plus seulement d’inventer en Europe, mais de permettre aux innovations européennes de grandir en Europe.