Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Commission des Affaires Européennes
Le 22 juin, l’Assemblée parlementaire franco-allemande s’est réunie en séance plénière. Nos travaux ont notamment porté sur la jeunesse, l’apprentissage de la langue du partenaire, le suivi de la coopération parlementaire et la perspective d’une mission sur l’industrie de défense franco-allemande.
Créée pour rapprocher le Bundestag et l’Assemblée nationale, l’APFA ne doit pas devenir une institution supplémentaire produisant des déclarations sans lendemain. Sa valeur réside dans sa capacité à contrôler l’application des engagements pris, à interpeller conjointement les gouvernements et à faire émerger des solutions concrètes.
La question linguistique est centrale. Nous ne pouvons pas prétendre approfondir notre coopération tout en laissant diminuer le nombre de jeunes capables de comprendre la langue et la culture du partenaire. Les jumelages, les échanges scolaires, les doubles diplômes et la mobilité professionnelle doivent redevenir des priorités politiques.
Au nom du groupe les Démocrates, j’ai défendu une proposition pour renforcer la visibilité de la Journée de l’amitié franco-allemande et faire du 22 janvier un rendez-vous national pour la jeunesse et l’Europe.
La même exigence vaut pour les transports, l’énergie, la défense ou l’innovation. Sur ces sujets, les bonnes intentions ne suffisent plus. Nos concitoyens doivent pouvoir mesurer des résultats : des liaisons ferroviaires améliorées, des projets industriels livrés, des formations accessibles et des décisions européennes débloquées.
Le couple franco-allemand n’a pas vocation à décider à la place des autres Européens. Il doit permettre de dépasser les blocages et de proposer des compromis capables de rassembler.
La crédibilité de notre relation tient dans sa capacité à améliorer concrètement la vie des citoyens et la capacité d’action de l’Europe.