Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes

20 Juil

Propriété rurale : concilier le droit, la production et la responsabilité

Catégories : Travail en Circonscription

J’ai participé à l’Assemblée générale du Syndicat de la propriété privée rurale d’Indre-et-Loire. Cette rencontre a permis d’aborder les préoccupations de propriétaires qui mettent leurs terres à disposition, entretiennent des espaces naturels ou forestiers et participent, souvent sur plusieurs générations, à la vie de nos campagnes.

Le propriétaire rural n’est pas toujours agriculteur, mais il joue un rôle dans la stabilité du foncier, la transmission des exploitations et la capacité à réaliser des investissements de long terme. La relation entre propriétaire et exploitant doit donc être sécurisée par des règles compréhensibles et équilibrées.

Les attentes environnementales, les contraintes liées à l’eau, les risques d’incendie, la fiscalité, les dégâts causés aux parcelles ou encore l’entretien des haies et des chemins se superposent parfois sans cohérence. Les propriétaires ont besoin de stabilité et d’un dialogue réel avec les administrations et les collectivités.

Je défends le droit de propriété, qui constitue une liberté fondamentale. Mais ce droit s’accompagne d’une responsabilité envers le territoire, les exploitants et les générations futures. Lorsque la puissance publique impose des contraintes au nom de l’intérêt général, celles-ci doivent être proportionnées, expliquées et, lorsqu’elles occasionnent une charge particulière, justement accompagnées.

Notre politique foncière doit enfin faciliter la transmission et éviter que les terres agricoles ne deviennent uniquement des actifs spéculatifs. Les décisions nationales et européennes doivent tenir compte de la diversité des territoires et des formes de propriété.

Il n’y aura pas de campagne vivante sans agriculteurs, mais il n’y aura pas davantage d’agriculture durable sans propriétaires capables d’investir et de transmettre.

Publié le 20/07/2026
Sabine THILLAYE