Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Activité Parlementaire
La préparation des budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour 2027 engage notre capacité à financer les priorités du pays. Avec le groupe Les Démocrates, je souhaite défendre une exigence claire : faire mieux avec moins, en recherchant l’efficacité de chaque euro dépensé et une gestion saine des finances publiques.
Cela suppose de hiérarchiser les besoins, de revoir les organisations et d’examiner les résultats. Les efforts demandés à nos concitoyens doivent s’accompagner d’une exemplarité de l’État dans sa propre gestion.
L’exemplarité doit se traduire dans la maîtrise des dépenses de fonctionnement, la qualité des achats, le suivi des projets et l’utilisation du patrimoine public. Les doublons entre structures, les procédures inutilement longues et les dispositifs dont les résultats sont insuffisants doivent être examinés.
Simplifier un circuit de décision ou mutualiser certaines fonctions peut libérer des moyens et du temps pour les missions. Encore faut-il mesurer les économies obtenues et vérifier que la qualité du service progresse. Les objectifs doivent être explicites et les responsables publics doivent pouvoir rendre compte de leur gestion.
Cette exigence concerne aussi le contrôle des engagements pris. Un dépassement de coût ou un retard doit être expliqué, avec des mesures correctrices et un suivi. La confiance dans l’effort collectif dépend de cette transparence.
Faire mieux avec moins demande de regarder l’effet complet d’une décision. Une économie pour l’État peut reporter une charge sur une commune, un hôpital ou une famille. Il faut l’identifier avant de décider, tout comme il faut apprécier les coûts qu’une action de prévention peut éviter.
L’évaluation des politiques publiques est ici essentielle. En amont, elle doit préciser l’objectif et les conditions d’application. En aval, elle doit vérifier si les résultats sont atteints, y compris dans notre circonscription. Une aide peu utilisée peut être mal conçue, mal connue ou trop difficile d’accès : les réponses à apporter sont différentes.
Les secours, la défense et l’accès aux soins appellent des choix suivis dans la durée. Les communes, les entreprises et les exploitations agricoles ont également besoin de visibilité pour préparer leurs projets. Les effets des décisions françaises et européennes doivent être examinés ensemble lorsqu’ils se cumulent.
Je reste attachée à la protection du pouvoir d’achat des retraités par l’indexation des pensions. Les propositions de rentrée devront être confrontées aux textes présentés et aux évaluations disponibles.
Mon rôle sera d’expliquer les arbitrages, de rechercher les compromis utiles et d’en mesurer les conséquences. Une gestion rigoureuse doit préserver notre capacité à agir et rendre le service public plus efficace pour celles et ceux qui en ont besoin.