Députée d'Indre-et-Loire
Membre de la commission Affaires étrangères
Membre de la commission des Affaires européennes
Catégories : Travail en Circonscription
Le vendredi 25 septembre, j’ai accueilli en Touraine Stephan Steinlein, ambassadeur d’Allemagne en France, pour une journée consacrée à la relance de l’apprentissage de l’allemand en milieu rural et aux échanges entre jeunes. À Château-la-Vallière, Neuillé-Pont-Pierre et Neuvy-le-Roi, nos échanges ont mis en lumière les initiatives locales, mais aussi les difficultés à surmonter pour permettre à tous les élèves de s’ouvrir à la langue et à la culture allemandes.
Dans les collèges de ces trois communes, les équipes éducatives portent une ambition commune : donner aux élèves l’envie d’apprendre l’allemand et de découvrir ce pays voisin. Le travail avec les écoles primaires et des initiatives comme les concours de langue font vivre l’allemand au-delà de la salle de classe.
Apprendre l’allemand doit être une possibilité offerte à tous les jeunes, quel que soit leur lieu de résidence ou leur milieu social. Cela suppose de dépasser certaines idées reçues sur cette langue, de faire découvrir le plaisir d’apprendre et de rencontrer une autre culture, mais aussi de mieux accompagner les enseignants qui font vivre ces projets au quotidien.
Le manque d’enseignants du premier degré formés à l’allemand fragilise aujourd’hui certains parcours. Renforcer leur formation et mieux coordonner les acteurs éducatifs sont des conditions nécessaires pour inscrire ces initiatives dans la durée.
Les échanges franco-allemands ne doivent pas non plus être réservés aux élèves qui apprennent déjà l’allemand. Les rencontres et les mobilités peuvent, au contraire, donner envie de découvrir une langue, de s’ouvrir à d’autres horizons et de prendre confiance.
Enfin, le partenariat entre l’académie d’Orléans-Tours et le Land de Saxe-Anhalt rappelle l’importance des liens tissés entre établissements, enseignants et élèves. Dans un contexte de progression de l’extrême droite en Allemagne, préserver ces échanges éducatifs et humains est essentiel : défendre nos valeurs démocratiques, c’est aussi soutenir celles et ceux qui font vivre le dialogue et l’ouverture européenne.
Ces projets existent parce que des enseignants, des chefs d’établissement, les services de l’académie d’Orléans-Tours et des élus locaux les portent au quotidien. L’amitié franco-allemande se renforce grâce à ces engagements de terrain, qui donnent à la coopération européenne une réalité concrète dans nos territoires.